Le fantastique commence souvent par un détail qui ne devrait pas être là.
Une porte s’ouvre seule. Un corps se transforme. Une ville familière devient soudain inquiétante. Le genre permet de déplacer les peurs réelles dans un autre monde, puis de les renvoyer au spectateur sous une forme plus spectaculaire, parfois plus libre.
Du 22 au 25 octobre 2026, le Festival International du Film Fantastique de Menton célébrera sa dixième édition. En une décennie, ce rendez-vous consacré aux longs métrages, courts et créations indépendantes s’est installé dans un paysage régional longtemps dominé par les grands festivals généralistes.
Le cinéma de genre comme espace de liberté
Le fantastique, l’horreur et la science-fiction permettent souvent aux cinéastes disposant de moyens limités d’affirmer très vite une identité. Une lumière, un son ou une idée de mise en scène peuvent devenir plus importants qu’un décor coûteux.
Cette économie de création explique la vitalité du court métrage de genre. Les réalisateurs y testent des univers, des effets, des récits et des personnages qui n’auraient pas nécessairement trouvé leur place dans les circuits les plus conventionnels.
Une dixième édition tournée vers les rencontres
Le festival ne se limite pas aux projections. Il développe les accréditations, les rencontres entre artistes et professionnels, ainsi qu’un travail de communauté autour du cinéma indépendant.
Pour un jeune réalisateur, montrer son film dans une salle et observer les réactions du public constitue une étape essentielle. Les plateformes donnent de la visibilité, mais elles ne remplacent ni la discussion, ni la confrontation directe à une audience.
Menton, un décor naturellement cinématographique
La ville possède elle-même une qualité presque fantastique. Entre la montagne, la frontière italienne, les jardins, les façades colorées et la mer, elle peut passer très vite de la carte postale à une atmosphère plus mystérieuse.
Ce contraste offre au festival une identité que ne pourrait produire une salle anonyme. La dixième édition sera ainsi l’occasion de mesurer le chemin parcouru, mais surtout de comprendre comment un rendez-vous indépendant peut grandir sans perdre sa proximité avec les créateurs.
Le fantastique vit de métamorphoses. À Menton, son festival en a connu une belle : devenir, en dix ans, un véritable point de rencontre pour le cinéma de genre.
Pour aller plus loin : consulter les informations officielles.