Pour sa dernière soirée, le Nice Jazz Fest 2026 a réuni le feu de The Getdown, la révélation Gabriel Jacoby, le jazz sans détour de Biréli Lagrène et James Carter, l’étonnement Obongjayar et la voix de Lola Young. Une clôture dense, contrastée et profondément vivante.
The Getdown met le feu dès les premières minutes
Sur la scène Masséna, The Getdown a lancé la soirée avec une énergie collective immédiate. Le projet emmené par Laurent Coulondre, avec Arnaud Dolmen, Mario Canonge, Ferdi, Yasek Manzano et Mélodie Spartacus, a fait circuler la musique entre jazz, funk, swing et couleurs caribéennes. Dès les premières minutes, le groupe a donné au public l’envie de bouger.
Gabriel Jacoby, la belle surprise de Masséna
Gabriel Jacoby a pris la suite avec calme et assurance. Concentré, souriant et habité, le jeune artiste américain a fait entendre une urban soul où le hip-hop, le funk et le R&B se rejoignent naturellement. Sa voix singulière et sa présence sans démonstration inutile ont constitué l’une des belles surprises de cette clôture.
Biréli Lagrène et James Carter remettent le jazz au cœur du festival
Au Théâtre de Verdure, Biréli Lagrène était attendu par un public venu retrouver son jeu libre, virtuose et immédiatement identifiable. Le théâtre était plein, comme il l’était encore pour The James Carter Quintet et son hommage à John Coltrane. Avec Coltrane: A Centennial Supreme, le saxophoniste américain a rappelé la puissance physique et spirituelle de cette musique.
Ces deux concerts ont replacé le jazz au cœur du sujet, non comme un passage obligé dans un festival historique, mais comme une musique actuelle, populaire et capable de remplir le Théâtre de Verdure.
Obongjayar, l’étonnement punk de la soirée
Dernier artiste du Théâtre de Verdure, Obongjayar a provoqué l’étonnement avec une performance traversée par l’afrobeat, la soul, l’électronique et une tension presque punk. Une découverte qui a déplacé les repères et offert au festival l’un de ses moments les plus inattendus.
Lola Young pour une fin plus apaisée
Lola Young a refermé l’édition sur Masséna. Après une soirée brûlante, sa voix rauque et ses chansons ont apporté une forme d’apaisement. Messy, choisi pour le final, a offert une dernière communion avec le public niçois.
Cette clôture résume finalement l’édition 2026 : du jazz pleinement présent, des formes nouvelles, des artistes capables de surprendre et deux scènes qui racontent ensemble une même soirée.