La rentrée cinématographique niçoise commence à écrire son prochain scénario. CinéRoman vient d’annoncer les dates de sa huitième édition, organisée du 28 septembre au 3 octobre 2026, et révèle progressivement les personnalités qui composeront son jury. À sa tête, un président dont le parcours semble naturellement entrer en résonance avec l’identité du festival : Daniel Auteuil.
Le rendez-vous consacré aux liens entre littérature et cinéma prépare ainsi son retour à Nice avec une première série d’annonces qui donne déjà une couleur à l’édition 2026. Si la sélection des films, les avant-premières et l’ensemble des invités seront dévoilés ultérieurement, le festival a choisi de commencer par celles et ceux qui porteront leur regard sur les œuvres en compétition.
Daniel Auteuil, un président au cœur des grands récits
Confier la présidence du jury à Daniel Auteuil dépasse la simple présence d’un grand nom du cinéma français. Comédien, metteur en scène et réalisateur, il a construit une part importante de son œuvre au contact de textes forts, de personnages profondément romanesques et d’histoires populaires capables de traverser les générations.
Son parcours entretient depuis longtemps un dialogue avec la littérature. Des univers de Marcel Pagnol aux adaptations contemporaines, Daniel Auteuil a souvent incarné des hommes pris dans la complexité de leurs choix, de leurs silences et de leurs contradictions. Cette attention portée à l’écriture et aux personnages correspond pleinement à la vocation de CinéRoman : observer ce qui se passe lorsqu’un livre rencontre la caméra, lorsqu’une voix d’auteur devient mise en scène, corps, décor et mouvement.
Sa présidence promet donc un regard sensible, expérimenté et attentif à la manière dont les films s’émancipent de leur matériau d’origine. Car une adaptation réussie ne consiste pas seulement à rester fidèle à un texte. Elle doit aussi trouver son propre langage, son rythme et sa nécessité cinématographique.
Les premiers membres du jury dévoilés
Autour de Daniel Auteuil, CinéRoman commence à révéler un jury volontairement composé de personnalités aux parcours et aux sensibilités différents. Les premiers noms officiellement annoncés sont Sara Giraudeau, Luàna Bajrami, Malik Frikah, Bérénice Bejo et Gaëtan Roussel. Le festival précise que la composition complète sera communiquée ultérieurement.
Sara Giraudeau apportera l’expérience d’une comédienne qui circule avec la même exigence entre le théâtre et le cinéma. Son jeu, souvent construit dans la nuance et l’intériorité, correspond particulièrement à un festival qui accorde une place centrale aux personnages et à la qualité de l’écriture.
Luàna Bajrami, actrice, scénariste et réalisatrice, représente une génération qui ne sépare plus les métiers ni les formes de création. Son regard d’autrice et de cinéaste devrait apporter au jury une perception très personnelle de la transformation d’un récit et de la liberté nécessaire pour le porter à l’écran.
Malik Frikah, acteur et danseur, incarne quant à lui une nouvelle génération d’interprètes pour laquelle le corps, le mouvement et le rythme participent pleinement à la narration. Sa présence introduit un regard jeune et contemporain sur les œuvres présentées.
Bérénice Bejo apportera une expérience française et internationale, ainsi qu’une compréhension fine de l’interprétation et de la mise en scène. Sa carrière, faite de registres très différents, témoigne d’une capacité à entrer dans des univers d’auteurs tout en donnant aux personnages une présence immédiatement sensible.
Enfin, la présence de Gaëtan Roussel rappelle que le cinéma ne se construit pas uniquement par l’image. Auteur, compositeur et interprète, il porte un rapport singulier aux mots, au rythme et à la narration. Son regard musical devrait enrichir les échanges d’un jury appelé à juger des œuvres où l’écriture se transforme en expérience globale.
Un festival qui fait dialoguer la page et l’écran
Depuis sa création à Nice, CinéRoman a trouvé sa singularité en se plaçant à l’endroit précis où deux imaginaires se rencontrent. D’un côté, la littérature et son pouvoir d’évocation. De l’autre, le cinéma, qui donne aux récits des visages, des voix, des lieux et une durée.
Cette passerelle est au cœur de nombreuses grandes œuvres du septième art, mais elle demeure un exercice délicat. Que faut-il conserver d’un roman ? Que peut-on déplacer, condenser ou réinventer ? Comment traduire une voix intérieure, une époque ou un style littéraire sans réduire le livre à une simple réserve d’intrigues ? CinéRoman fait de ces questions le moteur d’un festival accessible au public, aux cinéphiles comme aux lecteurs.
Les premières annonces de l’édition 2026 dessinent ainsi un jury où se croisent plusieurs générations et plusieurs disciplines : interprétation, réalisation, écriture, musique et scène. Cette diversité devrait permettre de regarder les films non seulement à travers leur fidélité aux œuvres dont ils s’inspirent, mais aussi pour leur capacité à devenir de véritables créations de cinéma.
La suite du programme encore à découvrir
Pour le moment, CinéRoman entretient le désir. Les dates sont désormais inscrites dans l’agenda, le président est connu et les premiers membres du jury ont été présentés. Restent les annonces les plus attendues : les films en compétition, les avant-premières, les rencontres, les masterclasses et les personnalités qui accompagneront cette huitième édition.
Du 28 septembre au 3 octobre, Nice retrouvera donc un festival qui raconte le cinéma à partir de ce qui le précède souvent : un texte, une histoire, un personnage et l’envie de leur offrir une nouvelle vie sur grand écran.
Informations pratiques
Festival de Nice CinéRoman — 8e édition
Du 28 septembre au 3 octobre 2026
Nice
Programmation détaillée à venir.
Source et visuel officiel : Festival CinéRoman.