Cet après-midi, nous avons assisté aux balances de Kyle Eastwood au Peillon Jazz Festival. Autour de nous, les instruments, les réglages, les voix, le bruit vivant d’un concert qui se prépare… et dans ce temps d’attente avant la scène, nous en avons profité pour échanger quelques mots avec lui, en français et en anglais.
Ce soir, Kyle Eastwood présentera Eastwood by Eastwood, un projet hommage à son père, Clint Eastwood, immense figure du cinéma mais aussi grand amoureux de jazz. Un concert déjà complet, dans le cadre suspendu de Peillon, entre pierre, ciel et musique.
Derrière le musicien, le contrebassiste et le compositeur, c’est aussi le fils que l’on entend. Dans cet échange, Kyle parle de ses parents, de son père comme de sa mère, aujourd’hui nonagénaires, auprès desquels il aime passer le plus de temps possible lorsque la tournée s’achève.
Il y a dans sa manière de les évoquer beaucoup de pudeur, de douceur et de reconnaissance. On sent un homme conscient de ce qu’il a reçu : le goût de la musique, une sensibilité, une élégance discrète, une histoire familiale qui continue de résonner dans son parcours.
Avec Eastwood by Eastwood, l’hommage n’est pas seulement musical ou cinématographique. Il est intime, filial, profondément humain.
Dans le bruit des balances, avant le concert de ce soir, c’est peut-être cela que l’on a entendu le plus clairement : la voix d’un fils reconnaissant.